25/05/2005

PROJECTION TEMPORELLE

 PROJECTION TEMPORELLE

 

Je ne voudrais pas me montrer alarmant, mais voici un scénario possible de l’évolution de la Planète à brève échéance si les choses ne changent pas rapidement.

Ce scénario a été réalisé par des Scientifiques et provient du site 13 MILLENIUM

http://13millennium.com/fraccueil.htm

Voici notre Planète bleue telle qu’elle pourrait être vue de l’Espace aux alentours du 23ème siècles

La Terre vue de l'Espace au 23ème Siècles

 

2010

Nouvelles conférences, nouvelles promesses. Il a fallut revoir les estimations à la hausse, aucun état signataire des accords n’ayant réussi à freiner ses émissions de gaz, alors à plus forte raison de les stabiliser ou encore de les diminuer. La pollution continue.
Divers scandales de sécurité alimentaire, d’intoxications massives, d’accidents écologiques éclatent un peu partout.
On subit encore deux autres « tempêtes du siècle », une vingtaine de marées noires et quelques nouvelles épidémies.

Aucun changement notable, entre deux catastrophes la vie continue. L’humanité a dépassé la barre des 8 milliards d’habitants, réjouissances.

2030
Aucun changement, la température moyenne du globe augmente, et chaque décennie est la plus chaude jamais observée. 1,5°C de plus en moyenne partout. Le niveau des océans a augmenté de quelques décimètres, à cause de la dilatation calorifique.

2040
Aucun changement. Il ne reste plus à la surface du globe que les plus gros des glaciers qui existaient au début du siècle.

2050
Première grande pénurie d’eau douce mondiale. Cette crise touche tous les pays même les plus industrialisés, en fait surtout eux puisque les autres subissaient déjà le problème depuis un bon moment.
13 milliards d’habitants, mais pour la première fois depuis très longtemps, le taux de croissance semble ralentir.

2100-2110

Après cinquante nouvelles années toujours pires que les précédentes, le changement tant cité arrive, il n’est pas en retard : on l’attendait plus tard. La température augmente en flèche, 5°C en dix ans, accumulés avec les 3°C gagnés depuis deux siècles, la chaleur achève de fondre les derniers glaciers et entame profondément les calottes polaires. Las, toute la glace qui avait fondue jusque-là ne représentait que 10% de l’eau qui s’échappe maintenant. Le niveau des océans monte légèrement, et une énorme quantité d’eau s’évapore sous l’effet de la chaleur. La réaction en chaîne s’amorce :

La glace qui a fondue ne réfléchit plus l'énergie solaire mais l'absorbe et s’accumule dans l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau en renforçant l’effet de serre.

La chaleur due à celui-ci évapore beaucoup de l’eau des océans qui jusque-là avaient absorbé une grande quantité de gaz carbonique, la vapeur d’eau et le gaz renforcent encore l’effet de serre.
Le niveau des océans monte, en partie parce qu'ils contiennent plus d'eau et aussi parce que la chaleur les dilate, ils inondent de vastes zones dont les formes de vies commencent à se dégrader sous l'eau, et se décomposent rapidement en méthane.

2110-2150
La chaleur continue de grimper, encore 6°C de plus, soit 14°C depuis le début du siècle. La chaleur terrasse une grande partie des créatures vivantes, végétales ou animales qui vivent sur la terre ferme. Cette biomasse se décompose et produit une grande quantité de méthane, un gaz 21 fois plus efficace que le CO2 pour l’effet de serre. La température devient fournaise. L’oxygène se fait rare, et les créatures des océans meurent à leur tour. La biomasse des terres inondées et des océans devient un réservoir mondial de méthane qui s'échappe dans l'atmosphère.

2150-2300

La quasi-totalité des créatures vivantes sont mortes et décomposées. La composition de l’atmosphère est complètement différente de celle d’aujourd’hui. Du dioxyde de carbone, de la vapeur d’eau et beaucoup de méthane. Il y a toujours autant d'azote mais comme l'atmosphère est beaucoup plus dense, proportionnellement il ne représente plus qu'une faible part. Le méthane se décompose normalement en une dizaine d'années mais les cycles sont complètement modifiés, en l'absence de vie pour produire de l'oxygène, ce méthane reste plus longtemps dans l'atmosphère et de toute façon, il se décompose en... CO2 et H2O. L’atmosphère ne contient presque plus d’oxygène, qui se trouve emprisonné dans des réactions d'oxydation. Faute de carburant, la couche d’ozone finit de se désagréger. Des cyclones et des vents d'une violence incroyable parcourent la surface, des vitesses de 300 Km/h ne sont plus exceptionnelles. A cette vitesse, les derniers vestiges des constructions humaines sont balayées comme s'ils n'existaient pas et réduits en poussière.

La terre ressemble à ses débuts, vue de l’espace elle n’est plus bleue mais orange, des nuages extrêmement denses empêchent de voir sa surface. La photosynthèse n’est plus possible car trop peu de lumière solaire parvient désormais au sol. L’atmosphère bloque le spectre de lumière visible mais plus celui des ultraviolets. La surface est une fournaise sombre baignée de ces intenses radiations mortelles. Les halocarbures vestiges atmosphériques de l'humanité sont rapidement désintégrés par ces rayonnements.

Malgré tout la vie s’accroche encore à la Terre, qui n’est plus la propriété de personne. Deux types de bactéries très simples peuvent survivre :
Celles qui vivaient dans les milieux chauds et acides des volcans et celles qui résistaient aux radiations radioactives.

La Biosphère va atteindre peu à peu un nouveau stade d’équilibre, et qui sait, dans quelques milliards d’années, les bactéries choisiront-elle de nouveau le chemin de la photosynthèse ?

13:44 Écrit par Geronimo | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Ton blog Ton blog
J'apprécie bcp ton blog, car il est le reflet de la triste réalité.
Je suis presque honteuse d'être une humaine lorsque je vois ce que l'homme est capable de faire comme mal. Que se soit à ses semblables, à sa terre nourricière ou aux animaux. Il n'est capable que de réfléchir à court terme et pour son propre compte. Rien d'autre n'effleure son cerveau, à part la possession.
L'homme est une entropie lui-même
Mais de quel droit ?

Écrit par : Svanhilde | 28/05/2005

à mon sens Le problème essentiel c'est que notre mode de vie, notre société est basée sur le developpement et la croissance, cette croissance implique une quantité croissante des dépenses énergétiques. Or le processus même de la vie est basé sur la croissance, la maturité la décroissance et la mort qui seule permet le renouvellement. Nous sommes donc en contradiction avec le cycle de la vie, sauf si nous acceptons la mort prochaine et prématurée de notre mode de vie qui semble peut être mature pour cela ?

lds


Écrit par : lds | 26/04/2006

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