06/01/2006

 LE RETOUR AUX SOURCES: Chapitre 5

LE RETOUR AUX SOURCES : Episode 5

(PRESENT)

Le moment de s’engager dans la jungle urbaine est arrivé, et ici, en général, deux possibilités s’offrent à vous.

La première est que vous faites partie de ceux qui se rendent au travail par les transports en communs.

Vous sortez de chez vous et vous mêlez au flux robotisé de tous ceux qui tels des automates programmés, arpentes les rues, tous les jours aux mêmes heures, tous les jours aux heures de pointe.

Rien ne se lit sur les visages que vous croisés, aucunes émotions, si ce n’est souvent des visages stressés voire parfois haineux.

Toute la rue est « nerveuse » et souvent, traverser relève du parcours du combattant, car les voitures sont omniprésentes, et les coups de klaxon répétés sont la preuve que à pied ou en voiture, tous sont stressés et nerveux.

Tant bien que mal vous parvenez à votre station de métro.

Les gens sont là, amassés sur les quais, l’ambiance est tendue, seule la musique de la station laisse paraître un semblant de vie.

Le Métro

On sent qu’il suffirait d’une étincelle pour que tout explose, pour que tous pètent les plombs.

Mais soudain tout s’accélère, toute la masse se remue, le stress augmente, la rame de métro vient d’arriver.

Tout le monde se bouscule, se pousse, se serre et comme les bestiaux que l’on entasse dans les camions, les rames se remplissent à outrance.

A l’intérieur, vous voila serré, compressé, votre espace vital, les cinquante centimètres qui d’après les psychologues vous sont nécessaire pour vous sentir à l’aise, est inexistant.

Les odeurs se mêlent formant un mélange nauséabond, vous êtes là, le regard vide et les pensées ailleurs, pour mieux supporter le trajet.

A chaque arrêt, vous êtes de plus en plus serré, et commencer à penser à vous rapprocher de la porte, car la prochaine sortie est la vôtre.

Votre station, enfin libre, enfin votre espace vital retrouvé, vous vous sentez mieux.

Rapide coup d’œil sur l’horloge, 8h25, il faut accélérer le pas, surtout ne pas arriver 2 minutes en retard, car le chef de service, il est là, lui, prêt à vous reprocher votre retard. Deux minutes, c’est deux minutes !

Enfin ! Vous êtes dans le bâtiment, rapide passage devant les miroirs, ne jamais oublier le paraître, le moindre oubli, et vos collègues auront de quoi discuter pour toute leur journée.

Deuxième possibilité, vous faites parties de ces « privilégiés » qui ont la chance de se rendre au boulot en voiture.

Rapide coup d’œil devant votre garage, espérons qu’aucun abrutis est venu se garer devant. Les fois ou cela arrive, vous êtes bon pour une demi heure de retard.

Vous sortez votre voiture, et ça y’est vous voilà en route, la radio allumée.

Déjà les premiers klaxons, accessoire le plus utilisé pendant les heures de pointe, d’ailleurs, un vrais langage, si vous y prêtez attention, d’après la manière utilisée, vous serez capable de comprendre l’humeur de celui qui l’actionne. Aucun coup de klaxon ne ressemble à un autre, ce qui forme une cacophonie pour navetteur averti.

Enfin, vous voila dans la file, toute votre attention fixée sur la radio qui passe son temps à énumérer tous les bouchons de la ville. Car c’est vrai que votre temps est minuté, vous êtes nerveux à l’idée d’entendre parler d’accident, de panne, de travaux, le moindre pépin et vous serez en retard.

Circulation

Vous voila donc seul, comme la plupart de vos voisins au milieu de vos huit mètres carrés sur roue, espérant, si tout va bien atteindre l’incroyable vitesse de croisière de 20km/h.

Vous arrivez au long tunnel que chaque jour, et chaque soir vous empruntez. Vous fermez vos carreaux, car le bruit des ventilateurs qui tourne à plein rendement pour purifiez l’air, vous empêche d’entendre la radio. Tiens, tiens, on y parle de pollution, et du coup vous vous demandez si le fait d’emprunter tous les jours ce tunnel n’aura pas à la longue, une influence négative sur votre santé.

Un coup de klaxon et vous voilà de nouveau dans la réalité, dans la file. Votre regard est attiré par votre voisin, il gesticule dans tout les sens, rouge de colère, encore un peu et il va mordre son volant. Il est dans tous ses états car une autre voiture tente de changer de file et se glisser devant lui, et lui, il refuse de perdre une place, ce serait trop grave, de quoi dérégler toute sa journée.

Enfin, la sortie du tunnel, l’air libre, une vraie renaissance, votre attention est attirée par un vélo qui vous dépasse, sans forcer l’allure, et vous regrettez de ne pas avoir ce courage, mais même si vous l’aviez, que diraient vos collègues, votre paraître en prendrait un coup.

Vous voilà arrivé devant votre lieu de travail, et dans les temps, reste à espérer que vous allez trouver rapidement une place de parking, et si possible non payante.

(FLASH BACK)

Le Chef demande à tous ses chasseurs de prévoir eau et nourriture pour deux jours.

Ils prennent les hameçons, lances, harpons et les voila bientôt tous prêt pour le départ.

Dans son matériel, notre Homme de Cro Magnon, emporte également ce nouvel outil qui émet des sons bizarres. Quelque chose le pousse à croire que celui-ci aura son utilité. Un nouvel objet pour un jour plein de surprises, voilà bien une idée qui l’enchante, en quelque sorte, un genre de porte bonheur.

Après avoir donné les dernières directives à ceux qui restent au village, le Chef décide de prendre la route.

La journée s’annonce belle, le ciel est bleu, le Soleil vient de se lever, et la direction qu’il prend est celle opposée au Soleil., c’est donc vers l’Ouest qu’il compte se diriger.

Tous lui emboîtent le pas, ils ont une confiance aveugle dans celui qui jusqu’ici a toujours su bien les guider.

Ils traversent la rivière et pénètrent aussitôt l’épaisse forêt qui borde le village.

Forêt le Matin

Quelle sensation, à chaque fois pareille, l’air frais et humide, mêlé aux odeurs des mousses, des champignons et des lichens, un véritable cocktail de jouvence pour les poumons.

Champignons

La forêt est composée de grands arbres centenaires, d’autres semis naturels plus jeunes et de grandes fougères arborescentes. Du fait de l’épaisse couronne des arbres, la lumière au sol est très tamisée.

Le cri des Animaux, des craquements de branches et le bruit du courant de la rivière forment le bruit de fond.

La rivière

Notre groupe de chasseurs est quand a lui très silencieux, c’est une habitude, ils sont en osmose complète avec la forêt, meilleure façon de ne pas se faire repérer par le gibier.

Déjà les chasseurs repèrent des traces, et le signalent au chef, mais contrairement aux habitudes, celui-ci semble ne pas s’y intéresser. C’est vrais que les chasses précédentes ont été très fructueuses et qu’ils ont assez de réserves en nourriture.

Les hommes ont donc compris, plus besoin de repérer les traces de gibier, ce n’est pas un jour de chasse, ils vont donc se contenter de tenir à l’œil tout ce qui pourrait représenter une menace pour le groupe, car tout les animaux ne sont pas inoffensifs, et les nombreuses cicatrices de tous sont là pour leur rappeler que le danger est partout.

D’un pas soutenu le petit groupe continue donc sa progression, toujours en territoire connu, empruntant des chemins que tous connaissent par cœur.

Ils arrivent enfin à une petite clairière qu’ils connaissent bien, c’est l’endroit ou ils ont l’habitude de poser des pièges pour attraper du petit gibier.

Le chef demande à ses hommes de vérifier les pièges et d’en retirer les prises éventuelles, elles serviront pour le prochain repas.

Quatre Lapins sont ainsi récoltés, mis en bandoulière et sans traîner, le petit groupe reprend la route.

Ils quittent maintenant la clairière et pénètrent à nouveau le couvert végétal dense de la forêt.

La Forêt

Ils distinguent tout à coup des silhouettes qui viennent vers eux, bientôt plus proches, ils reconnaissent les chasseurs d’un clan voisin, ils se connaissent bien et se respectent.

Aucune raison de se quereller, la forêt est grande et il y a de la nourriture à profusion pour tous.

Aucuns ne convoitent ce que possèdent les autres.

Les deux groupes s’arrêtent et se saluent. C’est un moment privilégié, celui ou en quelques instants on partage ses aventures, ses découvertes et ses impressions, parfois même le repas.

Mais aujourd’hui, notre Chef n’a pas le temps et s’en excuse, il faut qu’il continue sa route.

Ayant expliqué ses intentions au chef de l’autre clan, il lui promet que dès son retour ils se réuniront et autour d’un bon repas il lui expliquera ses découvertes.

Notre Chef n’a qu’une idée en tête, progresser et arriver le plus vite possible aux limites du territoire connus, afin que son Esprit et ses sens s’émerveillent des nouvelles découvertes, bien qu’il est conscient que inconnu rime aussi souvent avec nouveaux dangers.

Mais le danger et la nouveauté, il aime bien, cela stimule son adrénaline et durant ces moments, plus que jamais, il se rend compte à quel point la vie est précieuse, ce qui lui donne une grande soif de découvrir et d’apprendre.

De plus, il commence à bien comprendre la Nature et ses mystères, il sait que la Nature, tant qu’il la respectera, sera sa meilleure alliée.

Si vous avez raté le début

Le retour aux Sources


22:24 Écrit par Geronimo | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |