23/02/2007

LE DISCOURS DU CHEF SEATTLE

LE DISCOURS DU CHEF SEATTLE

 

Comme je l’ai souvent répété sur ce site, une partie de la solution pour vivre en Harmonie avec la Nature se trouve, en examinant la façon de Vivre et d’aborder la relation Homme-Nature, de certains grand Peuples de l’Histoire.

Parmis les exemples les plus récents, les Amérindiens vouaient un Respect sans limites à cette Nature qu’ils considéraient comme la Mère Protectrice, leurs permettant de Vivre à l’abri de tout besoins existentiels.

Chassés et anéantis par l’Homme soit disant civilisé, certains d’entre eux ont émis des doutes quant à l’Avenir d’une Planète « entre des mains civilisées » et certains de ces Discours sont parvenus jusqu’à nos jours, se révélant souvent être prononcés par de véritables Visionnaires.

Parmis toutes ces paroles et Discours, il en est un, prononcé en 1854 par le Grand Chef Seattle que chacun d’entre nous se devrait de lire avec la plus grande attention, car il nous ouvre les yeux et nous enseigne avec force, le Respect de la Nature.

Manifestement, dans ce Discours, le « Sauvage » Chef Seattle, fait ici preuve d’une bien plus grande Sagesse et Humanité que tous ces « Hommes civilisés » qui , au nom de l’évolution, ont jugé bon d’exterminer la quasi-totalité de son Peuple.

 

Ce Discours méritait sa place sur le Culte de la Nature, et pour l’occasion, j’en ai fait un diaporama que vous pouvez soit visionner, soit enregistrer en cliquant sur l’image.

Faites le circuler un maximum, toutes ces paroles doivent être entendues, elles ne sont que bon sens et sagesse.

 

forumcheyenne37er

 

Et pour ceux, dont la connexion ne permettrait pas l’accès, je vous en livre ici le texte.

 

«Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir  d'acheter notre terre.

Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu'il n'a pas grand besoin de notre amitié en retour. Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l'homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre. Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Etrange idée pour nous !

Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l'air, ni du miroitement de l'eau, comment pouvez-vous nous l'acheter ? Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l'homme rouge.

Les morts des hommes blancs, lorsqu'ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n'oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l'homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.

Les fleurs parfumées sont nos soeurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l'homme lui-même, tous appartiennent à la même famille. Ainsi, lorsqu'il nous demande d'acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous.

Le Grand Chef nous a assuré qu'il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu'il serait notre père, et nous ses enfants. Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.

L'eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n'est pas de l'eau seulement; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu'elle est sacrée et vous devrez l'enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l'eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les fleuves sont nos frères; ils étanchent notre soif.  Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l'enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.

L'homme rouge a toujours reculé devant l'homme blanc, comme la brume des montagnes s'enfuit devant le soleil levant.  Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l'étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n'est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l'a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s'en soucie pas.

Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu'ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère.

Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.  Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille.  Toutes choses sont liées.

Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.  L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même. Mais nous allons considérer votre offre d'aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l'écart et en paix. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours.  Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite.  Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours ?

Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d'un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d'espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d'hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s'en vont, comme les vagues de la mer.

Même l'homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons.  Mais nous savons une chose que l'homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd'hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l'homme rouge et pour l'homme blanc.

La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets. Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce  pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l'homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l'odeur d'hommes nombreux, l'aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.

Où est le fourré ? Disparu.
Où est l'aigle? Il n'est plus.
Qu'est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ?  C'est finir de
vivre et se mettre à survivre.

Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d'acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées  qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l'ombre d'un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du coeur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l'avons aimée.  Prenez soin d'elle comme nous en avons pris soin.

Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu'il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre coeur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous.

Nous savons une chose: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L'homme blanc lui-même ne peut pas échapper a la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères, nous verrons. »

18:28 Écrit par Geronimo dans Général | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

Commentaires

Bon week-end NOUS TE SOUHAITONS UN BON WEEK END A TOI ET TON EPOUSE
SOCRATE ET FRANCESCA
FILAKIA POLLA

Écrit par : adespota | 24/02/2007

LE DISCOURS DU CHEF SEATTLE TROP BEAU .... POUR L'HOMME D'AUJOURD'HUI MALHEUREUSEMENT,,,, MEME SI JE VEUX Y CROIRE JE SAIS QUE NOUS SOMMES LOIN TROP LOIN DE CETTE SAGESSE,,,,

Écrit par : adespota | 24/02/2007

BONJOUR lorsque jevois autour de moi mes voisins geonimo....je me pose des questions sur le
respect de la nature....
merveilleuse journée a toi...


http://coeurdenfant.skynetblogs.be

COEURDENFANT

Écrit par : COEURDENFANT | 25/02/2007

Bojour géronmo
trés beau texte
si seulement tous le mode penseraient pareil!!
Mais nous en sommes loins
Bonne journée
Sylvie

Écrit par : sylvie | 26/02/2007

Bonjour Ce texte est évidemment superbe et rejoint ainsi quelques autres écrits amérindiens que j'ai eu l'occasion de lire. En plus, il rejoint mes pensées les plus profondes. Nous avons oublié depuis très longtemps les vraies valeurs, les vrais "Dieux": la terre, le ciel, le soleil, l'eau... malheureusement, dès que tu parles ainsi on te fait passer pour un fou ou à tout le moins un original idéaliste. C'est très dommage et on commence déjà à s'en mordre les doigts.
Bonne continuation pour ton blog et surtout ne change pas, tes idées représentent l'avenir que nous devrions créer.
A bientôt

Écrit par : victoire | 28/02/2007

COUCOU je te souhaite un très bon week-end,j'ai signé la pétition contre le massacre des dauphins etc...on pourrait en signer des dixaines tous les jours, ilo y a du pain sur la plache malheureusement!!!Bisous

Écrit par : nays | 02/03/2007

Coucou très beau texte. J'ai signé la pétition pour les dauphins... c'est vraiment scandaleux, il faut vraiment faire quelques chose!!

Allez zou j'y vais, j'ai encore beaucoup à faire, pas pour la nature...mais c tout comme.
Bisous et à bientôt.

Écrit par : Miss E. | 04/03/2007

Bonsoir, C'est très bien ce que tu fais Geronimo à travers ton blog pour notre planete.
Bonne soirée à toi

Écrit par : Bruno | 04/03/2007

Orgueil! L'homme, cet animal prétendu "évolué" se croit trop souvent maître de l'univers, avec le plein pouvoir de tout gérer à sa manière... Toute iberté peut rendre esclave de mauvais choix, qui condamnent toute l'humanité....
Mais la sagesse gagnera paut-être. Croyons-y ...
Crocki

Écrit par : Crocki | 05/03/2007

les sages Les indiens étaient bien plus sages que nous tous à présent les hommes se voilent la face et surtout ceux au pouvoir il n'y à plus que l'argent qui compte l'hypochrisie est partout, mais j'espère de tout coeur que les jeunes dans l'avenir vont retrouver les vraies valeurs de la vie; j'aime les indiens depuis toujours et j'admire leurs valeurs bravo pour votre travail amicalement J.

Écrit par : jacqueline | 07/03/2007

je n'avais lu jusqu'à présent qu'une prase de ce discours; je suis vraiment contente de le découvrir en entier, ainsi que la sagesse de cet homme, malgré sa terrible lucidité et sa déchirure...
merci

Écrit par : cil | 09/03/2007

Alors je le redis... Alors je le redis...
Moi je dis Bravo du fond du coeur à ce monsieur qui consacre du temps à une priorité essentielle et capitale.
Si écolo ne rimait pas seulement qu'avec bobos( c-a-d)bourgeois en manque d'inspiration, on pourrait déja faire de Bruxelles quelque chose d'autre qu'une ville pot d'échappement.
Les gens me font rire ici ils se disent tous écolos, tous concernés ,mais une fois rentré chez eux ils prennent leurs voitures pour aller à la boulangerie située à 400 mètres.
Je pense que si l'écologie était moins un effet de mode et plus une véritable prise de conscience, il y aurait déja beaucoup beaucoup moins de voitures dans cette ville.
Je parle d'une ville, et non pas du monde entier parce que c'est ici que je me réveille tous les matins.
Bref je m'emballe, tout ça pour dire Geronimo merci!!!
http://nata.skynetblogs.be

Écrit par : Natacha | 20/04/2007

Préçision Bonjour, et bravo pour ton implication.
Il faut néanmoins préciser que cette version du discours est un faux, vraisemblablement rédigé en 1970 et aurait peu de ressemblance avec le discours réellement prononcé par le Chef Seattle.
Bien sur, celà n'enlève rien à la force du texte ni à la valeur des idées qu'il transmet.

Écrit par : Victor | 22/03/2008

Discours Meme si ce discours est un faux comme le dis plus haut un visiteur ,il est néenmoins porteur d'un message sur le respect de la terre et il est bon de le diffuser .Je me suis permis de le mettre en lien sur mon blog de manière a ce que les visiteurs tombent directement sur votre site. bonne continuation. Fab

Écrit par : Fabrice | 06/06/2008

En effet, le discours présenté ici, aussi merveilleux et respectueux soit-il, n'est qu'une variante qui a subie de nombreuses distorsions par rapport au discours original.
Pour m'en faire une idée objective, j'ai réalisé une traduction du discours de 1854 à partir de l'article rapporté par Dr H. A. Smith en 1887 dans le "Seattle Sunday Star" (Voir lien sur mon pseudo).
Même si la controverse n'est pas complètement effacée, la version de Dr Smith n'en reste pas moins la plus authentique.
Le message n'est pas si œcuménique et l'aspect écologique est plutôt sous-jacent par rapport au texte présenté sur ce site. Il s'en dégage malgré tout une très grande sagesse.

Écrit par : Xian | 19/10/2010

Ce discours est d'une profondeur à nous émouvoir jusque dans le tréfonds de notre âme.
Présentement, je suis en train de pondre un livret éducatif portant sur les bienfaits de la nature. Je souhaiterais obtenir la permission d'incorporer la photo du Chef Seattle (Diaporama) à mon oeuvre littéraire. QUE FAIRE ? Une réponse dans les plus brefs délais serait fort appréciée. Je vous remercie de votre bienveillant attention.
André Gaudet, conseiller d'orientation

Écrit par : André Gaudet | 13/01/2011

bonjour je recherche de puis très longtemps un t shirt avec un chef indien portant la planete entre ses mains et en dessous un résumé de ce discour
this heart is precious tell your children what we tought to our children ....... si quelqu'un c'est ou l'obtenir ou simplement m'envoyer un scan du t shirt j'en serait ravi

Écrit par : gaume | 23/01/2011

pas de commentaires , seulement un partage
merci
Retour à la Terre, Retour à l'Essentiel
l'araignée tisse sa toile, les hommes aussi , si ils parlent la même langue
alors le tambour peut chanté le 30 juillet 2011 à 19h région de Ath
Robert

Écrit par : Robert Chennevier | 18/07/2011

pas de commentaires , seulement un partage
merci
Retour à la Terre, Retour à l'Essentiel
l'araignée tisse sa toile, les hommes aussi , si ils parlent la même langue
alors le tambour peut chanté le 30 juillet 2011 à 19h région de Ath
Robert

Écrit par : Robert Chennevier | 18/07/2011

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